Moïse KISLING (1891-1953)

Moïse KISLING (1891-1953) Nelly, c.1930 Aquatinte en couleurs, expose à la galerie agnes thiebault
Moïse KISLING (1891-1953) Nelly, c.1930 Aquatinte en couleurs,

Moïse Kisling est né en 1891 à Cracovie (Pologne). Très jeune, il est élève à l’Ecole des beaux-arts de sa ville natale ; son maître, le peintre Pankiewicz qui lui aussi vint plus tard à Paris, est l’un des représentants de l’impressionnisme. Ce dernier soupçonne très vite le destin éclatant de son élève et le dirige vers Paris. 

Moïse Kisling rejoint la capitale française en 1910. C’est une période où le pays est à l’heure d’une grande inquiétude dont ses oeuvres porte les traces évidentes tout en révélant les signes d'une recherche intelligente. L’artiste est attiré par des figures douloureuses. C’est la déclaration de guerre. Kisling, au premier jour, s’engage dans la Légion étrangère ; blessé, il acquit la nationalité française en 1914. Français, il l’est déjà dans sa « manière » à s’exprimer picturalement. 

Son atelier, dans l’immédiat après-guerre, devient un lieu de rencontre extraordinaire des artistes ; Derain, Modigliani fréquentent l’atelier où règne un esprit contemporain, mais aussi des écrivains comme Max Jacob, Cocteau ou Raymond Radiguet. Peu à peu, sans que le sentiment de pitié fraternelle qui l’anime ait disparu, Kisling devient le peintre de la joie de vivre. Sa première exposition personnelle sera organisée à Paris en 1919 (Galerie Druet). Moïse Kisling exposera dans la plupart des Salons parisiens de l’époque, il participera également à de très nombreuses expositions à l’étranger. 

L’artiste peint des très beaux nus, des paysages méridionaux. Kisling servira encore la France au début de la seconde guerre mondiale, avant de partir pour les Etats-Unis en Californie. Il rentre à Paris en 1946. L’art de Kisling a la particularité de n’être « d’aucune manière », l’homme allant jusqu’à se méfier de la sienne ! L’artiste, passionné, apporte à sa création la somptuosité de ses couleurs, la richesse de sa matière, un soin artisanal à traiter son sujet. Une rétrospective de son oeuvre a été organisée en 1984, aux galeries nationales du Grand Palais (Paris). 

Moïse Kisling est mort en 1953 à Sanary-sur-Mer (Var, France). 

 

 

Moses Kisling was born in 1891 in Krakow (Poland). At a very young age, he studied at the School of Fine Arts in his hometown; his master, the painter Pankiewicz who also came later to Paris, is one of the representatives of impressionism. The latter very quickly suspects the brilliant destiny of his student and directs him to Paris.

Moïse Kisling arrived in the French capital in 1910. It was a period when the country was at a time of great concern, of which his works bear the obvious traces while revealing the signs of intelligent research. The artist is attracted to painful figures. This is the declaration of war. Kisling, on the first day, joined the Foreign Legion; injured, he acquired French nationality in 1914. He was already French in his “manner” of expressing himself pictorially.

His studio, immediately after the war, became an extraordinary meeting place for artists; Derain and Modigliani frequented the workshop where a contemporary spirit reigns, but also writers like Max Jacob, Cocteau and Raymond Radiguet. Little by little, without the feeling of brotherly pity that animates him having disappeared, Kisling becomes the painter of the joy of living. His first personal exhibition was organized in Paris in 1919 (Galerie Druet). Moïse Kisling exhibited in most of the Parisian Salons of the time, he also participated in numerous exhibitions abroad.

The artist paints very beautiful nudes and southern landscapes. Kisling will still serve France at the start of the Second World War, before leaving for the United States in California. He returned to Paris in 1946. Kisling's art has the particularity of not being "in any way", the man going so far as to distrust his own! The passionate artist brings to his creation the sumptuousness of his colors, the richness of his material, and an artisanal care in treating his subject. A retrospective of his work was organized in 1984 at the National Galleries of the Grand Palais (Paris).

Moïse Kisling died in 1953 in Sanary-sur-Mer (Var, France).

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