Yokohama O'kin - Eugénie O'Kin (1880-1948)

Yokohama - Eugénie O’Kin quitte le Japon pour Paris. Elle envoie dès 1906 certaines de ses créations au Salon d’Automne. La formation de l’artiste aux rudiments du métier de tabletière se fait en France. Durant ces mêmes années, Eugénie rencontre celui qui deviendra son époux, le céramiste Henri Simmen, avec qui elle sillonne bientôt l’Asie de 1919 à 1921. La visite de l’Indochine, où son frère réside, à Saïgon, marque durablement le jeune couple dont les créations révèleront de profondes influences de l’art khmer.

Plus que jamais, ils se nourrissent mutuellement de leurs cultures autochtones. Naîtront des oeuvres de collaboration d’un aboutissement rare, au subtil chromatisme

Virtuose dans son domaine, Eugénie O’Kin est encensée par la critique, qui sait apprécier les immenses respect et amour des matières qu’elle travaille, du sycomore à l’ivoire en passant par le corail. Ses racines japonaises rendues sensibles dans les sujets et formes qu’elle consacre et favorise – un panel de délicates fleurs et plantes stylisées, par exemple – et donnant lieu à l’incomparable élégance de la sinuosité des lignes et silhouettes de ses flacons ou vases ne peuvent que faire regretter la disparition progressive, au fil des année, de ses oeuvres autonomes, au profit du concours à celles de son époux.

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