Louis MARCOUSSIS (1878-1945)

né à Varsovie en Pologne en 1878. Après des études de peinture à l’Académie des Beaux-arts de Cracovie sous la direction de Jan Stanislawski (1860-1907) et Jozef Mehoffer (1869-1946) il arrive en France en 1903 et intègre l’atelier de Jules Lefebvre (1834-1912) à l’Académie Julian. Il s’assure un revenu régulier grâce à la publication de dessins humoristiques et caricatures, qu’il signe « Markous », dans divers revues et journaux. Il s’installe au 76 rue Lamarck, au pied de la butte Montmartre, et fréquente les cafés montmartrois où il fait la connaissance de peintres, poètes et écrivains d’avant-garde, notamment Guillaume Apollinaire (1880-1918) qui lui conseille de franciser son patronyme en Marcoussis. Il s’installe au 76 rue Lamarck, au pied de la butte Montmartre, et fréquente les cafés montmartrois où il fait la connaissance de peintres, poètes et écrivains d’avant-garde, notamment Guillaume Apollinaire (1880-1918) qui lui conseille de franciser son patronyme en Marcoussis. Très vite, il se rapproche des artistes du Groupe de Puteaux qui se réunissent chez les frères Duchamp dans la perspective de donner une assise théorique au cubisme en reliant l’art et la science. En octobre 1912, Galerie de la Boétie, se tient leur première exposition baptisée « Salon de la Section d’or », Marcoussis y participe. En cette fin d’année 1912, il fait également la connaissance d’Alice Halicka (1894-1975), une jeune artiste compatriote tout juste arrivée en France et qui deviendra sa femme quelques mois plus tard. Ensemble ils mènent une vie artistique et mondaine intense dans les milieux intellectuels parisiens d’avant-guerre. IL développe un style singulier qui oscille parfois du cubisme vers le surréalisme alors en plein essor. Équilibre et beauté sont au centre de ses préoccupations. Marcoussis acquiert une certaine notoriété dès 1923 grâce à l’acquisition d’œuvres peintes par des collectionneurs et galeristes réputés comme Albert C. Barnes (1872-1951), Jeanne Bucher (1872-1946) ou Paul Guillaume (1891-1934). Pourtant il se refuse à faire des concessions aux valeurs marchandes et reste fidèle à la pratique gravée bien que l’estampe cubiste ne remporte pas le même succès. Au début de la seconde guerre mondiale, il se réfugie à Cusset dans l’Allier où il succombera à la maladie un an plus tard. Sur sa pierre tombale, Alice Halicka fait inscrire ces quelques vers d’Apollinaire : « Sur la terre, nous ne nous verrons plus, N’oubliez pas que je vous attends pour toujours ».