Thomas GLEB

 

Gleb est son nom d'artiste, son nom de naissance est Yehouda Chaim Kalman. Il est né en 1912 à Lodz en Pologne dans une famille juive de tisserands. S'il apprend très jeune le métier de tisserand (le travail de tisse- rand est différent de celui du lissier), Gleb préfère le dessin, la gravure et bientôt la peinture.
C'est en arrivant à Paris en 1932 qu'il prend son nom d'artiste, Thomas Gleb.

Durant la seconde guerre mondiale, toute sa famille, qui vivait dans le ghetto juif de Lodz, a été décimée et Gleb a été marqué toute sa vie par ce drame. Lui-même résidant en France s'engage durant la guerre dans les régiments de la Marche des Volontaires Etrangers. Lorsqu'il est démobilisé en 1940, son atelier est saisi et pillé par les Nazis. Il se cache et entre dans le groupe de résistance juive "Solidarité". Arrêté par la Gestapo, il est torturé et envoyé en Allemagne en train, dont il parvient à s'échapper. De retour en France et après la guerre, les contacts noués parmi le cercle de résistants vont lui apporter des commandes.

En 1950, il retourne en Pologne jusqu'en 1957, où il a un statut de peintre officiel.
En 1957, il rentre en France, rencontre Denise Majorel, directrice de
La Demeure, galerie du renouveau textile et obtient des commandes de l'Etat, notamment un carton sur le thème des 12 tribus d'Israël en 1960.

Il fréquente les ateliers de tissage, notamment ceux des manufactures nationales et s'intéresse aux problèmes de transcription des maquettes fournies par les artistes. C'est alors qu'il rencontre Pierre Daquin, avec lequel il commence à engager une fructueuse collaboration et réflexion sur la Nouvelle TapisserieEn 1968, Gleb fait connaissance avec Angers grâce à l'Atelier de Tapisserie. Il s'y installe en 1989 avec sa femme Maria, invités par la municipalité. Il y meurt en 1991.

Ce lien avec Angers se confirme ensuite par plusieurs donations à la ville, aussi bien celle de l'artiste lui-même et de sa femme, puis de leur fils, Jean Kalman qui a non seulement reversé les archives de son père au musée, mais également donné, en 1990, des tapisseries, peintures et sculptures, et surtout, en 2004, 101 œuvres, principalement des peintures et des dessins, qui ont permis d'ouvrir une seconde salle Gleb au sein du musée Jean- Lurçat et de la tapisserie contemporaine.

Gleb est un peintre, un sculpteur. Il a réalisé des faïences, des objets en pâte de verre, et collaboré avec des architectes (Jean Willerval, Roger Taillibert, G. Colboc) pour la réalisation de grands décors, pour l'Oratoire de la Sainte-Baume, La Pernoderie à Créteil ou l'hôtel de la communauté urbaine de Bordeaux, entre 1970 et 1977, puis en 1980 pour un lycée à Toulouse.

Il existe plus d'une centaine d'œuvres de Thomas Gleb dans la collection du musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine : des tapisseries, des sculptures, des peintures, mais également des objets de sa collection personnelle. Il a également écrit des textes, notamment des poèmes-dessins. " J'aime rêver, disait-il, et que les choses viennent. " 

Thomas GLEB gouache signée  expose à la galerie agnes thiebault
Thomas GLEB gouache signée

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